Musique, Frissons et Larmes

Adele1

« Une musique intense en émotion provoque la libération de dopamine dans les parties du cerveau gérant le plaisir et la récompense, avec des effets similaires à ceux de la nourriture, du sexe ou de la drogue».

C’est ce que démontre l’étude scientifique* des chercheurs Anne J. Blood et Robert J. Zatorre. A l’écoute de certains passages, notre cœur bat la chamade, notre tension monte, notre souffle s’accélère… Emotion.

La musique nous donne des frissons, la chair de poule et peut aussi nous émouvoir à tel point que les larmes montent… Cela ne vous arrive jamais ? Mais écoutez-vous vraiment ? Ou sous combien de boucliers se cache donc votre cœur ?

Amis chansonniers/songwriters, voici la recette scientifique du morceau qui bouleverse que nous appellerons tear jerker, littéralement « tire-larme » :

  1. un texte simple, émouvant, profond comme dans « Ces Idées Là » de Louis Bertignac : Faut pas m’laisser trainer là, seul avec ces idées-là, j’suis pas si fort que tu crois, non, non, non, pas si fort que ça, ou top du top à mon avis mais là je ne peux même pas la chanter, « Avec Le Temps » de Léo Ferré
  2. une voix dramatique pouvant utiliser le cry singing à bonne dose (fait de chanter comme si on allait pleurer), exemple : « Read All About It » par Emeli Sande
  3. une progression amenant à un climax comme dans un film de suspens qui peut être obtenue avec un texte plus poignant, une voix plus dramatique, un saut d’octave, des violons qui s’envolent ou un pont au piano tout en intensité qui retombe quand le chant reprend comme dans « All By Myself » d’Eric Carmen
  4. séquences répétitives et appoggiatures obligatoires pour les larmes : la répétition de séquences comme dans le pont de « Read All About It » Yeah, we’re all wonderfull, wonderfull people etc. et les appoggiatures qui nous laissent en suspens jusqu’à leurs résolutions… expliquées ici par Jean-François Zygel : l’appoggiature.

Le grand tear jerker de ces dernières années est le beau Someone Like You d’Adèle qui rassemble tous ces éléments et qui peut aussi faire pleurer son interprète…

A vos frissons, à vos mouchoirs 😉

*chercheurs at Department of Neurology, Massachusetts General Hospital, CNY 149-2301, 13th Street, Charlestown, MA 02129. E-mail: ablood@nmr.mgh.harvard.edu
Publicités
Cet article, publié dans Artistes que j'aime, Pédagogie, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s